Matériaux d’avenir : sur lesquels miser ?

Face aux hausses constantes des tarifs des différentes énergies et à une réelle prise de conscience du bienfondé d’évoluer dans un univers sain et dépourvu de toutes formes de pollution intérieure, les primo-accédants sont de plus en plus sensibles à la qualité des matériaux de construction. Afin de s’affranchir du traditionnel « parpaing-placo », ces futurs propriétaires souhaitent souvent innover.

Dans l’objectif de limiter les impacts écologiques inhérents aux chantiers eux-mêmes, mais aussi à l’usage des bâtiments, de nombreux laboratoires travaillent à la convergence de ces enjeux environnementaux, de maîtrise des coûts, mais aussi de confort…, sans ne jamais négliger l’analyse du cycle de vie des bâtiments.

Le bois

De plus en plus plébiscité, il semblerait que la construction bois se modernise grâce, notamment, à de nouvelles mises en œuvre de ce matériau aux nombreuses qualités. Après les traditionnels rondins, le lamellé collé, nous entrons dans l’ère du lamellé croisé. Contrairement au traditionnel lamellé collé, dans le lamellé croisé les fibres de bois, comme son nom l’indique, sont collées sous très haute pression en directions opposées. Un tel procédé présenté sous forme de plaques, fabriquées sur mesure, confère à ce matériau une résistance telle qu’il peut être utilisé dans la construction d’immeubles et même de gratte-ciels. Il semblerait même qu’il soit susceptible de se substituer au béton et à l’acier. De plus, sa mise en œuvre est six fois plus rapide que certains autres matériaux, ce qui octroie un gain de temps non négligeable sur les chantiers.

 

Les particules de pommes de terre

Le Chips Board, innovation britannique, semble ouvrir de nombreuses perspectives dans l’univers des isolants. S’il ne s’agit dans un premier temps que d’un liant biodégradable utilisable pour agglomérer des matières telles que la paille, le liège, la ouate de cellulose… Il se substitue notamment aux formaldéhydes hyper polluants. Une innovation à ne pas perdre de vue car particulièrement prometteuse. Ce Chips Board est réalisé uniquement avec des déchets de pommes de terre et n’a donc aucune incidence sur les surfaces agraires nourricières.

 

Le mycélium

Une autre innovation de taille concerne l’industrialisation de la bio-fabrication du mycélium (champignon) sur copeaux de bois, une substance naturelle dont les propriétés d’isolation thermique et acoustique, et la facilité de mise en œuvre (matériau très souple) ouvrent de nouvelles perspectives pour ce qui est de la substitution des polymères actuellement utilisés. Même si les applications sont encore pour le moment de l’ordre de l’expérimental, il s’agit d’une biotechnologie à suivre de très près.

 

L’acier à mémoire de forme

Au rang des grandes innovations en matière de matériaux, il parait indispensable de mentionner l’acier à mémoire de forme qui nous est présenté comme le matériau intelligent le plus prometteur de sa génération. Résistant et durable, l’acier à mémoire de forme est un alliage de matériaux chargés en fer, il ne supporte qu’une seule précontrainte réalisée sous tension hydraulique. Il est idéal en renforcement de structures déjà existantes et promet une véritable durabilité en construction neuve. Sa mise en œuvre en revanche est essentiellement pensée pour de grosses structures urbaines.

 

Le ciment sans carbone

Innovation de taille déjà mise en œuvre est le Concrete Canvas. Il s’agit d’une toile souple en PVC imprégnée d’un béton nouvelle génération, avec réduction carbone de l’ordre de 85%. Sous forme de rouleaux, ce matériau souple durcit au contact de l’eau. Sa mise en œuvre se fait à la vitesse de 200m²/h. Cette solution promet une usure deux fois inférieure à celle des bétons classiques, une résistance parfaite aux UV mais aussi aux produits chimiques et aux intempéries. On commence d’ailleurs à le voir apparaître dans les TP.

 

Un purifiant de surface

Pureti est un revêtement de façade révolutionnaire qui permet d’assainir l’air ambiant par un processus naturel. A base d’eau et de dioxyde de titane, cette technologie a été brevetée par une filiale de la Nasa. D’une durée de vie de 5 ans, Pureti détruit les polluants organiques tels que les benzènes, les formaldéhydes, le toluène, le chloroforme… Facile à mettre en œuvre, Pureti devrait rapidement trouver toute sa place notamment en rénovation, mais aussi en construction urbaine. Véritable purificateur d’air, ce nanofilm semble fait naître beaucoup d’espoirs dans l’assainissement des lieux de vie et plus spécifiquement dans les lieux accueillant du public (hôpitaux, crèches, maisons de retraite…)

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