MiRIS, l’avenir du stockage d’énergie verte, est à Seraing.

Considérée comme la plus grande d’Europe, la station de stockage d’énergie verte de Seraing en Belgique représente une avancée considérable dans le domaine. A la suite de pionniers comme Elon Musk et sa station géante en Australie, le Micro Réseau Intégré Seraing (MiRIS) produit et stocke de l’énergie renouvelable grâce à des panneaux solaires et des batteries. Cette installation préfigure une ère nouvelle qui verra le remplacement des générateurs diesels par de telles stations, respectueuses de l’environnement.

CMI, un groupe à la pointe de la production d’énergie verte

Le groupe CMI a été créé en 1817 avec pour vision la conception, la fourniture et la maintenance d’équipements. A cette époque c’était plutôt la machine à vapeur qui était à la pointe de la technologie. Aujourd’hui CMI, fort d’une bien longue expérience, fait le vœu de devenir l’un des tous premiers acteurs de la transition écologique. Les professionnels de CMI Energy ambitionnent d’être les intégrateurs incontournables du  marché européen en ce qui concerne les unités intégrées de production, de stockage et de gestion de l’électricité verte. Leur vision répond non seulement à un besoin de plus en plus prégnant dans le domaine des énergies renouvelables mais elle constitue également une tendance forte affichée par les géants mondiaux de l’énergie. CMI emploie 6000 personnes dans le monde et réalise un chiffre d’affaire d’un milliard d’euros.

Depuis 3 ans le département recherche de CMI a planché sur la création de solutions sur mesure qui permettraient de créer de l’énergie verte et de la stocker au sein d’une station intégrée. Les deux filières retenues sont celles de l’éolien et du photovoltaïque. Leur inconvénient structurel commun réside dans le caractère intermittent de leur capacité à produire de l’électricité. Il leur faut en effet du vent et du soleil pour fonctionner. En les reliant à un système de stockage efficace on peut continuer la fourniture d’énergie même lorsque les ressources des filières ne sont pas disponibles ou faibles.

Ce sont les batteries qui font toute la différence

Il faut dire que cette configuration, « production + stockage », est rendue enfin possible grâce à de sérieux progrès réalisés dans la fabrication des batteries. De celles utilisant la technologie Lithium-Ion (les batteries des smartphones), on est passé aux flow-batteries. Leur mode de fonctionnement est radicalement différent. Elles utilisent un procédé chimique qui permet de charger, en positif ou en négatif, un liquide appelé électrolyte. Celui-ci est stocké dans deux conteneurs distincts. L’électricité est tout simplement restituée en mettant en contact les deux liquides. Ce procédé simple se prête bien aux grandes capacités de stockage car celui-ci ne dépend que de la nature de l’électrolyte et de sa quantité. La puissance électrique qu’il est possible de restituer dépend du volume de la zone ou sont mis en contact les deux électrolytes chargés positivement et négativement.

A Seraing la taille des équipements laisse rêveur

Le projet MiRIS, bien qu’il ne soit pour l’heure considéré que comme le pilote de futurs développements plus ambitieux, met en oeuvre des ressources de taille importante. Pour produire l’énergie le Micro Réseau Intégré Seraing déploie 6500 panneaux photovoltaïques installés sur les toits des ateliers de CMI. Ils sont capables de fournir une puissance de 2 MégaWatts en crête, soit 1,75 GigaWatts/heure par an. La partie stockage est de 4,2 MégaWatts/heure et repose sur un système hybride qui en optimise l’exploitation. On y trouve un système classique de batteries Lithium-Ion, deux systèmes de batteries à flux (flow-batteries) et une batterie chaude. MiRIS est régulé par l’Energy Management System (EMS), développé en partenariat avec l’Université de Liège (ULiège). Il optimise l’utilisation de l’énergie produite par les panneaux photovoltaïques puis stockée dans les batteries. Celle-ci est diffusée sur le réseau électrique de CMI ainsi que sur le réseau public à hauteur de 15 KiloVolts. Le micro-réseau consomme lui-même à peu près 1,3 GigaWatts/heure par an.

Des investissements justifiés par les enjeux

Le développement du projet MiRIS a nécessité six mois de réflexion et neuf mois de conception. C’est relativement court pour un projet de cette envergure. L’investissement financier a lui été de 10 millions d’euros. Le chiffre peut paraître élevé mais il faut savoir qu’il est quasiment impossible de développer un projet basé sur une seule éolienne, de qualité industrielle, qui n’avoisine ou ne dépasse pas le million d’euros. Pour l’heure le solaire photovoltaïque commercial et/ou industriel coûte environ de 114 à 199 euros du MégaWatt/heure. L’éolien terrestre standard coûte lui de 61 à 91 euros du MégaWatt/heure mais son installation et son entretien son bien plus coûteux.Sa durée de vie est aussi moins longue que celle du photovoltaïque. Quand à la nouvelle filière nucléaire EPR, elle est donnée pour coûter 120 euros du MégaWatt/heure. C’est sans compter les améliorations de rendement permanentes des cellules photovoltaïques et la baisse de coûts de production des panneaux qui résulte d’une plus grande demande. D’après Jean-Luc Maurange, CEO du Groupe CMI, MiRIS permettra de réaliser à court terme un chiffre d’affaires de 40 à 50 millions d’euros.

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